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Le métier de marchand de listes, remis en question par l'UFC

L’UFC Que Choisir a réalisé récemment une étude sur le marché des marchands de listes. Son rapport révèle des défaillances.

Une étude sur l’état du secteur des marchands de listes

Dans l’immobilier, le marchand de listes est une activité qui consiste à fournir une liste de logements potentiels à une personne à la recherche d’une location moyennant une certaine rémunération. L’UFC Que Choisir a récemment décidé de mener son enquête sur ce marché pour savoir comment se porte l’activité. Pour réaliser cette étude, l’association a simulé auprès de 18 marchands de listes répartis dans différentes villes de France, la recherche d’une habitation pour étudiant. Cela lui a permis entre autres de relever différentes lacunes dans le service et l’a amené à poursuivre plusieurs enseignes en justice. Au total, 13 vendeurs de listes situés entre autres à Lyon, à Marseille ou encore à Paris, font l’objet de plaintes.

Des pratiques montrées du doigt

L’une des raisons évoquées par l’UFC pour ces dépôts de plaintes est l’«encaissement anticipé » pratiqué par de nombreux vendeurs et qui s’avère pourtant illégal. L’étude précise que 89 % d’entre eux ont demandé un paiement anticipé. D’autre part, la décision de l’union s’explique par les « pratiques commerciales trompeuses » de certains. En effet, les listes proposées mentionnent souvent des logements onéreux ou trop petits, et les rares qui conviennent sont déjà loués. L’utilité des marchands de listes est remise en question. La concurrence des sites offrant un service identique, mais gratuit apporte de meilleurs résultats. Ces vendeurs pourraient donc être destinés à disparaître.

Un dysfonctionnement prégnant

Au cours de son enquête, l’UFC a noté également que les marchands de listes avaient tendance à jeter la confusion sur leur désignation. Lors de la conférence donnée mardi, le président de l’association, Alain Bazot a d’ailleurs insisté sur le fait qu’il s’agit bien de « point de vente » et non d’« agence ». Il a aussi souligné que les prestations de ces vendeurs se limitent à informer ses clients sur les locations qui les intéressent, mais ne tiennent pas lieu d’offres de bail. Une vidéo en caméra cachée révèle malgré cela que ces derniers demandent des frais compris entre 190 et 450 € suivant la localité, pour frais de dossier ou de bail. Par ailleurs, les réponses fournies aux demandeurs manquent de pertinence, dans 42 % des cas. Il s’avère impossible de déterminer un budget précis, ou encore de choisir son futur logement par préférence de quartier ou en fonction de la surface.

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Specialiste du diagnostic immobilier et du marché de l'immobilier
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