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Certifications : une chasse gardée des biens immobiliers tertiaires neufs

Une récente enquête a permis de savoir que les labels écologiques sont difficilement accessibles pour les immeubles tertiaires anciens. L’on dénombre 988 biens immobiliers neufs ou rénovés certifiés dans l’Héxagone en 2012 contre 88 bâtiments anciens.

Le label écologique difficilement accessible pour les biens anciens

L’enquête intitulée « Sustainable Building Certification Statistics Europe », initiée par la RICS suite à un compte rendu d’un groupe de travail en All, établit qu’en Europe, les constructions anciennes peinent à obtenir une certification « Vert ». Cette structure, après avoir examiné les différents labels existant sur le continent européen, qu’il soit destiné aux patrimoines nouvellement construits ou qu’il s’adresse aux anciens bâtis, laisse apparaitre que les certifications restent beaucoup plus nombreuses pour les biens immobiliers neufs. Ce constat a été fait à un moment où les pays du vieux continent ont pris conscience que les professionnels de l’immobilier doivent également s’impliquer dans la réduction des émissions de carbone dans ces anciens immeubles.

Quatre labels pour le tertiaire ?

Dans le secteur tertiaire, quatre certifications reconnues et octroyées dans le secteur de l’immobilier sont recensées. Figure en premier lieu le label anglais BREEAM, qui se réfère aux volets écologie et biodiversité des projets immobiliers. Le LEED, un certificat nord-américain, s’apparente à une certification Bio pour le secteur. Celui-ci prend notamment en considération la gestion durable du site, la performance énergétique et l’énergie écologique. La certification française HQE mesure quant à elle la maîtrise des impacts des constructions immobilières sur l’environnement. Enfin, il y a la norme allemande DGNB. Malheureusement, ces labels restent la chasse gardée des nouvelles constructions. Les statistiques françaises parlent d’elles-mêmes. En effet, en 2012, l’on dénombre sur le territoire 988 biens immobiliers neufs ou rénovés certifiés verts contre 88 anciens bâtiments.

Les USA font école

Le manque d’enthousiasme des promoteurs pour demander une certification concernant les vieux patrimoines est un fait et les professionnels du secteur ne peuvent que le constater. Le principal problème réside dans la difficulté à attribuer les mêmes performances environnementales d’un nouvel immeuble à un bâtiment existant. Les professionnels estiment que l’augmentation du nombre de labels délivrés à de nouvelles constructions devrait motiver les promoteurs opérant sur le marché de l’ancien. L’équipe du RICS explique qu’aux USA, le succès du label LEED dans le secteur du neuf a attiré les détenteurs de capitaux à investir dans les immeubles écologiques. Cette situation a eu pour effet d’inciter les promoteurs à demander une certification pour leurs biens immobiliers anciens. Ainsi, en 2010 à un renversement de situation puisque que le nombre de certifications accordées à des habitations existantes a surpassé celles des bâtis neufs.

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Specialiste du diagnostic immobilier et du marché de l'immobilier
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