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Immobilier ancien : le ralentissement du marché n'affecte pas les tarifs

Au deuxième trimestre, malgré la raréfaction des transactions au niveau de l’immobilier ancien, les notaires observent une stagnation des prix.

Stagnation des tarifs depuis un an

Les statistiques enregistrées par les Notaires de Paris-Ile-de-France au cours du second trimestre 2012 ont mis en relief une baisse notable des transactions effectuées dans l’immobilier ancien. En effet, à Paris comme en région Île-de-France, une baisse de 21 % de l’effectif des ventes a été notée par rapport aux chiffres du second trimestre 2011. Néanmoins, ce ralentissement de l’activité dans l’immobilier ancien ne semble pas avoir affecté les tarifs. En effet, d’après l’analyse conduite par Philippe Sansot, notaire du Val d’Oise, une certaine stabilité des prix a été enregistrée depuis un an.

Sur Paris par exemple, les prix sont quasiment restés inchangés au cours du dernier trimestre 2011 et du premier trimestre 2012. Cette année, au second trimestre, le tarif moyen au mètre carré a atteint 8 340 euros en région parisienne, soit une progression de 1 %. Actuellement, dans le quartier des Champs-Élysées, le prix au mètre carré dépasse le seuil des 15 500 euros. Dans le 18e arrondissement, plus particulièrement dans le quartier de la Goutte-d’Or, un repli de 1,5 % a été observé sur les tarifs de l’immobilier ancien. Toutefois, d’après Thierry Delesalle, notaire de Paris, une flambée des prix est à prévoir dans la capitale entre les mois de septembre et octobre.

Pourquoi les acheteurs hésitent -ils à investir dans l’ancien ?

Thierry Delesalle explique le manque d’enthousiasme des investisseurs par la légère augmentation du taux des prêts immobiliers au cours du premier trimestre. En effet, compte tenu du décalage qui existe entre la consignation de la promesse de vente et la vente proprement dite, cette hausse de taux d’intérêt se serait répercutée sur le volume de transaction réalisé au deuxième trimestre. D’après le notaire de la capitale, la suppression du dispositif Scellier a aussi handicapé le marché de l’immobilier ancien. D’autre part, ces derniers mois, les Français hésitent à investir le capital de leur assurance-vie dans le secteur de l’immobilier.

Le ralentissement de l’activité immobilière dans l’ancien aurait dû entraîner les tarifs vers le bas, mais la réforme sur les plus-values immobilières a changé la donne. Désormais, les propriétaires réfléchissent à deux fois avant de mettre leur propriété en vente. En effet, ils préfèrent attendent les évolutions susceptibles d’apparaître dans le domaine de la fiscalité. Quand l’offre baisse en même temps que la demande, l’on ne peut s’étonner de voir les prix se stabiliser

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Specialiste du diagnostic immobilier et du marché de l'immobilier
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