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Crédit immobilier, les taux poursuivent leur descente en juillet

La baisse du taux de crédit immobilier observé depuis la fin du premier trimestre 2012 se poursuit. D’après CSA/Crédit Logement, observatoire spécialiste du marché immobilier, le coût moyen des prêts dans le secteur est descendu à 3,54 % le mois dernier contre 3,6 % en juin.

Des taux proches de ceux de janvier 2011

Le secteur immobilier français n’est pas encore sorti de la zone de turbulence et ce ne sont pas les conclusions d’une étude réalisée par l’observatoire CSA/Crédit Logement qui rassureront les promoteurs. Cette étude révèle en effet que le taux moyen du prêt immobilier est descendu à 3,54 % contre 3,6 % le mois précédent. Cet organisme note aussi que ces chiffres sont déjà proches du niveau observé l’année dernière. Il est à rappeler que les institutions de crédit ont déjà octroyé des emprunts au prix de 3,22 % il y a deux ans. Une situation qui ne s’est plus produite depuis 67 ans. Les initiateurs de ce sondage précisent que la baisse semble se généraliser sur tous les segments de marché.

Les bailleurs de fonds de moins en moins généreux

Le marché immobilier va mal. Le CSA/Crédit Logement indique par ailleurs que les bailleurs de fonds ont été très peu généreux durant les six premiers mois de l’année. Cet organisme explique que le volume des emprunts accordés par ces sociétés a reculé de 33,1 % au S1 2012 en variation annuelle. Malgré une amélioration observée au cours de la période avril-juin, ces entreprises auront prêté 110 milliards d’euros à 120 milliards d’euros pour le compte de 2012, contre un montant de 160 milliards l’an dernier et 170,2 milliards d’euros lors d’une année 2007 très faste. Le nombre d’investisseurs qui ont bénéficié d’un appui financier a donc diminué. Le montant total des opérations coûtera aux propriétaires l’équivalent de 46,56 mois de leurs revenus.

Exclusion des familles à revenus modestes

Compte tenu de la crise, les institutions financières cherchent à limiter les risques liés aux investissements. Ces dernières ont augmenté à 10 % la contribution des emprunteurs contre 9,7 % l’an dernier et 6,4 % en 2010. Ce qui exclut du marché immobilier les familles dotées d’un revenu modeste. Ces mêmes entreprises ont tendance à privilégier les prêts à court et moyen terme. Ceci est dû au fait qu’ils redoutent des impacts du nouveau cadre réglementaire dénommé « Bâle III », attendu au mois de janvier prochain. Cette mesure pourrait pénaliser les emprunts de longue durée. Les réformes apportées sur le PTZ+ ne font qu’aggraver la situation. Les professionnels ont constaté une diminution de l’échéance des crédits dans l’ancien passant d’une moyenne de 18,83 ans en 2011 à 18 ans cette année.

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Specialiste du diagnostic immobilier et du marché de l'immobilier
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